Étudiant-agrégatif en philosophie
L’optimisme statistique : naissance, appropriation et critiques d'un cadre de pensée en France et en Allemagne (1876-1918)
La première forme du projet a été présentée sous la direction d’Éric
Brian†
et de Laurent Mazliak.
Admissible aux contrats doctoraux de la formation « Histoire et civilisations » de
l’École
doctorale de l’EHESS, juin 2025 (financement non obtenu).
Projet de thèse actuellement en recherche de financement (bourse doctorale, ANR,
ERC...).
Ma recherche porte sur ce que je nomme l'optimisme statistique : une vision en partie élaborée par Adolphe Quetelet où la loi des grands nombres ne se contente pas de décrire la société, mais révèle un ordre sous-jacent stable, positif et moral. Cet optimisme se manifeste par une confiance épistémologique dans la moyenne et par l’établissement d’institutions de calcul à l'échelle européenne.
À rebours des descriptions classiques du « fatalisme statistique », j'analyse le devenir de cet héritage entre 1876 et 1918, à travers trois axes majeurs :
Le travail se clôt sur la Première Guerre mondiale, point de rupture où l’expérience de la contingence industrielle et militaire vient briser l’enthousiasme statistique originaire et le modèle laplacien qui le soutenait.